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Business Process Outsourcing

SLA : qu’est-ce qu’un accord de niveau de service ?

Le SLA (Service Level Agreement), ou accord de niveau de service, précise les niveaux de service mesurables convenus entre un client et son prestataire. Il leur donne une même définition du service rendu, de son suivi et des écarts. Il s'appuie sur des KPI, sans se confondre avec eux.

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Sommaire
  1. SLA : la définition à retenir
  2. À quoi sert un SLA dans une prestation externalisée ?
  3. Que contient généralement un SLA ?
  4. Quelle différence entre un SLA et un KPI ?
  5. Pour aller plus loin : SLA, KPI et pénalités en BPO
  6. Sources et références
  7. FAQ - Questions sur le SLA

SLA : la définition à retenir

Un accord de niveau de service formalise les engagements de service entre deux parties : ce qui sera fourni, à quel niveau, et comment on le vérifiera. Ce n’est pas toujours un document autonome. Il peut figurer dans le contrat principal (par exemple un contrat de sous-traitance), dans une annexe ou dans un dispositif de gouvernance.

Les engagements portent sur des éléments observables : délai de réponse, disponibilité, délai de traitement, taux de résolution. Les cibles se choisissent à part, avec le guide ExternFlow consacré au pilotage d’un SLA en BPO.

À quoi sert un SLA dans une prestation externalisée ?

En externalisation, le SLA sert à trois moments. Avant le démarrage, il aligne les attentes : chacun sait ce qui est acheté et ce qui doit être tenu. Pendant la prestation, il permet de suivre le service sur des mesures partagées. Quand un résultat décroche, il organise le traitement des écarts.

Une cible chiffrée ne suffit donc pas. Le SLA décrit aussi le service et sa méthode de mesure, sinon deux tableaux de bord afficheront deux résultats pour le même mois.

Que contient généralement un SLA ?

Quatre éléments reviennent souvent, à adapter au périmètre :

  • Service couvert : l’activité, les horaires, les canaux, les volumes ou le périmètre technique, nommés précisément.
  • Niveau attendu : une cible mesurable par engagement, propre à ce périmètre plutôt que copiée d’un autre contrat.
  • Mesure et fréquence : qui mesure, avec quelle source, et à quel rythme les résultats sont examinés.
  • Gestion des écarts : suivi, escalade et mesures prévues selon le contrat ; une sortie éventuelle relève plutôt de la clause de réversibilité.

Quelle différence entre un SLA et un KPI ?

Les deux notions sont liées, mais n’ont pas la même fonction : l’une fixe ce qui a été promis, l’autre mesure ce qui se passe. Le lexique précise aussi ce qu’un KPI mesure chez un prestataire et comment choisir un indicateur utile.

SLAKPI
Cadre les engagements de niveau de service attendus.Indicateur qui permet de suivre un résultat, une activité ou une qualité de service.
Répond à la question : quel niveau de service a été convenu ?Répond à la question : que mesure-t-on et quel résultat observe-t-on ?
Peut intégrer plusieurs métriques, modalités de suivi et règles de gestion des écarts.Peut alimenter un SLA ou le pilotage global de la prestation.

Un KPI ne figure pas forcément dans un SLA : certains servent seulement au pilotage interne. Et un SLA contient souvent des règles qui ne sont pas des indicateurs.

Pour aller plus loin : SLA, KPI et pénalités en BPO

Cette fiche s’en tient à la définition. Indicateurs, source de mesure et gestion des écarts demandent une méthode propre à chaque prestation. Consultez notre guide sur les SLA, KPI et pénalités en BPO pour structurer les indicateurs, les seuils et le pilotage d’une prestation.

Sources et références

Cet article s’appuie notamment sur la fiche de la norme ISO/IEC 20000-1:2018 relative aux exigences du système de management des services, confirmée par l’ISO en 2023, et sur la note du sous-comité ISO/IEC JTC 1/SC 40 sur l’usage des XLA avec cette norme, qui décrit le SLA comme un accord bâti sur des métriques et des cibles mesurables. L’approche de la gestion des niveaux de service suit la présentation du module ITIL 4 Practitioner Service Level Management par Axelos et la page du guide de pratique ITIL 4 consacré à cette gestion. Le point de vigilance renvoie à la fiche de la CNIL sur la gestion de la sous-traitance. Sources vérifiées le 22 septembre 2026.

FAQ - Questions sur le SLA

Que signifie SLA ?

SLA est l'abréviation de Service Level Agreement, en français accord de niveau de service. Il désigne l'accord qui fixe les niveaux de service mesurables convenus entre un client et son prestataire.

Quelle différence entre SLA et KPI ?

Le SLA porte l'engagement : il dit quel niveau de service a été convenu. Le KPI est un indicateur de suivi, qui mesure un résultat ou une activité et peut alimenter le SLA comme le pilotage global de la prestation.

Que contient généralement un SLA ?

On y trouve le plus souvent le service couvert, le niveau attendu, la méthode et la fréquence de mesure, puis la gestion des écarts. Le détail dépend du contrat et du périmètre confié.

Un SLA est-il obligatoire ?

Cela dépend de la relation et du contrat : aucune réponse unique ne vaut pour toutes les prestations. Quand il existe, le SLA peut figurer dans le contrat, en annexe ou dans un document de gouvernance distinct.

Comment suivre le respect d'un SLA ?

Le suivi repose sur une mesure définie à l'avance, à partir d'une source de données que les deux parties reconnaissent. Les résultats sont revus à une fréquence convenue, et les écarts suivent la procédure prévue au contrat.

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