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Google Shopping dans AI Mode : 57 % des liens produits, selon Findrix

Quand un acheteur américain interroge AI Mode sur un produit, la plupart des liens affichés restent chez Google. Selon une étude de Findrix, 57 % d'entre eux mènent vers des fiches Google Shopping, contre 1,1 % de liens Google pour les logiciels. Une prestation GEO uniforme vise donc des sources qui changent selon le secteur.

Logo Google Shopping affiché sur l'écran d'un smartphone posé sur un ordinateur portable
Par Setraniaina Andrianajason Publié le 30 octobre 2026
6 min de lecture
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Sommaire
  1. Ce que Findrix a mesuré du 14 au 17 octobre 2026
  2. Google Shopping dans AI Mode : la mode et la beauté en tête
  3. Logiciels et services : les sources qu’AI Mode cite à la place
  4. Les sources citées varient d’un moteur à l’autre
  5. Les limites de l’étude Findrix
  6. Adapter la prestation GEO au modèle économique
  7. Exiger un suivi par moteur et par type de requête
  8. Sources et références
  9. FAQ - Questions sur Google Shopping dans AI Mode et l'étude Findrix

Search Engine Land a publié les chiffres de Findrix, un éditeur d’outils de suivi de la visibilité dans les assistants IA. Dans 46,5 % des réponses produits d’AI Mode, tous les liens pointaient vers des pages de Google.

Un second chiffre mesure la part de Google Shopping dans AI Mode : 57 % des liens de ces réponses menaient vers ses fiches produits. Le premier chiffre compte des réponses, le second compte des liens.

Pour une entreprise qui paie une prestation GEO, l’étude pose une question de méthode. Les sources qu’une agence doit suivre changent avec ce que l’entreprise vend, un catalogue de produits ou une prestation de services. Le rapport complet n’est pas public. Findrix publie toutefois une partie des données, catégorie par catégorie, sur ses pages Radar.

En bref Les sources citées changent avec le secteur. Les produits renvoient vers des fiches Google Shopping, les logiciels vers des sites d’analystes ou des vidéos. L’étude mesure des liens affichés, sans clics ni ventes, sur des requêtes américaines posées une fois par plateforme.

Ce que Findrix a mesuré du 14 au 17 octobre 2026

L’étude porte sur des questions d’acheteurs américains, posées à trois moteurs de réponse.

Le périmètre de l’étude Findrix

Élément Valeur
Période de collecte 14 au 17 octobre 2026
Questions d’acheteurs 18 400
Réponses recueillies 55 198
Moteurs interrogés ChatGPT, Gemini, AI Mode
Passages par question Un seul par moteur
« Marchés » couverts 35 catégories américaines de produits ou de services

Source : Findrix, résultats publiés par Search Engine Land le 29 octobre 2026, et pages Radar de Findrix.

Ces 35 « marchés » sont des catégories de produits ou de services, et non des zones géographiques. Les pages Radar en donnent la liste, de la plomberie aux maillots de bain, en passant par les logiciels de paie.

Findrix y distingue la mention d’une marque, son nom écrit dans la réponse, du lien vers un site affiché comme source. AI Mode peut ainsi nommer une marque et citer le site d’un tiers.

Google Shopping dans AI Mode : la mode et la beauté en tête

La part des réponses produits d’AI Mode qui ne contiennent que des liens Google varie fortement selon la catégorie.

  • Maillots de bain : 60,4 % des réponses.
  • Mode féminine du quotidien : 57 %.
  • Produits solaires : 54,1 %.
  • Vêtements de sport : 53,8 %.
  • Nutrition sportive : 7,6 %, l’exception parmi les produits cités.

Yosif Merman, cofondateur de Findrix, relie cet écart à la base produits de Google. Cette base contient les prix, les notes et l’état des stocks. Selon lui, AI Mode s’appuie sur ces données pour construire des réponses avec moins de liens vers les sites marchands.

Les pages Radar vont dans le même sens pour la mode. Sur 11 008 citations relevées dans les réponses d’AI Mode, 7 303 renvoient vers google.com.

La situation européenne diffère au départ, avec le retrait des fiches gratuites de Google Shopping dans l’Espace économique européen. Productrise avait déjà relevé que les catalogues d’AI Mode et de Google Shopping diffèrent.

Logiciels et services : les sources qu’AI Mode cite à la place

Les logiciels suivent un autre schéma. Pour ces requêtes, seulement 1,1 % des liens d’AI Mode renvoient vers des pages Google. La part atteint 5,1 % pour les services locaux, des plombiers aux dentistes.

Les pages Radar de Findrix, mesurées en octobre 2026 sur les mêmes moteurs, montrent quels sites prennent la place de Google. Sur 1 600 questions consacrées aux logiciels, AI Mode cite d’abord YouTube et Gartner, avec 214 et 125 citations. Viennent ensuite des médias comme Forbes et des éditeurs comme Rippling ou ServiceTitan.

Pour les services juridiques, les sources les plus citées sont des classements de cabinets, chambers.com en tête avec 143 citations devant bestlawfirms.com. Dans les deux cas, une marque peut être recommandée sans que son propre site reçoive le lien.

Les sources citées varient d’un moteur à l’autre

ChatGPT affiche environ 25 liens par réponse, contre environ 3 pour AI Mode. Gemini n’a cité google.com dans aucune réponse. Dans les réponses produits, ChatGPT pointe vers Walmart dans 45,1 % des cas et vers Amazon dans 6,1 %.

Reddit apparaît dans 35,6 % des réponses de ChatGPT, contre 5,1 % pour AI Mode et 1,5 % pour Gemini. Un score de visibilité qui additionne les trois moteurs masque ces écarts. Findrix s’interdit lui-même de mélanger les moteurs dans ses rapports.

Les KPI à exiger d’une prestation GEO se lisent donc moteur par moteur, de la mention jusqu’au clic.

Les limites de l’étude Findrix

  • Liens affichés seulement : aucun clic ni aucune vente n’est mesuré.
  • Un seul passage par question : la méthodologie de Findrix compare elle-même une réponse unique à une capture d’écran.
  • Requêtes américaines : les réponses d’AI Mode en France peuvent puiser dans d’autres sources.
  • Rapport non publié : seules les pages Radar et l’article de Search Engine Land donnent des chiffres vérifiables.

Findrix vend des outils de suivi GEO : ses résultats forment une étude privée. Les écarts entre catégories restent utiles, car ils portent sur 18 400 questions.

Adapter la prestation GEO au modèle économique

Les écarts relevés par Findrix dessinent trois chantiers différents selon ce que vend l’entreprise, chacun avec ses propres indicateurs de performance.

Sources observées et travail à confier, par modèle économique

Ce que vend l’entreprise Sources citées par AI Mode (États-Unis) Travail à demander à l’agence
Produits physiques Fiches Google Shopping, 57 % des liens Flux produits et données Merchant Center
Logiciels YouTube, Gartner, médias, sites d’éditeurs Vidéos de démonstration, pages produit détaillées
Services professionnels Classements et annuaires spécialisés Fiches d’annuaire à jour, candidatures aux classements

Hypothèses de travail tirées des sources observées par Findrix, sans valeur de facteur de classement démontré.

Pour un éditeur de logiciels B2B, le choix des médias à solliciter dans une stratégie GEO devient un poste du contrat. Pour un cabinet de conseil ou d’expertise, la présence dans les classements de sa profession peut devenir un livrable à part entière. Dans une externalisation du référencement, le contrat peut aussi fixer les moteurs suivis.

Exiger un suivi par moteur et par type de requête

Avant de renouveler une prestation GEO, demandez à l’agence un suivi séparé par moteur, puis par type de requête. La valeur des visites venues des assistants sert ensuite à décider si ces liens méritent un budget. Le même suivi montre si les sources citées pour vos concurrents diffèrent des vôtres.

Sources et références

Cet article s’appuie notamment sur les résultats de l’étude Findrix publiés par Search Engine Land le 29 octobre 2026, la méthodologie de mesure publiée par Findrix, l’index des marchés du Radar de Findrix, la page Radar consacrée aux réponses d’AI Mode sur les logiciels, la page Radar consacrée aux services juridiques et la page Radar consacrée à la mode.

FAQ - Questions sur Google Shopping dans AI Mode et l'étude Findrix

Quelle part des liens d'AI Mode renvoie vers Google Shopping ?

Selon Findrix, 57 % des liens des réponses produits d'AI Mode mènent vers des fiches Google Shopping. Les requêtes américaines ont été testées en octobre. Dans 46,5 % de ces réponses, tous les liens pointent vers des pages Google.

AI Mode cite-t-il les sites des éditeurs de logiciels ?

Oui, mais il cite d'abord YouTube et Gartner dans les questions américaines sur les logiciels, d'après les pages Radar de Findrix. Les pages Google ne représentent que 1,1 % des liens pour ces requêtes.

L'étude Findrix mesure-t-elle les clics depuis AI Mode ?

Elle compte les liens affichés dans les réponses, sans mesurer les clics ni les ventes. Chaque question a été posée une seule fois par plateforme.

Ces résultats s'appliquent-ils au marché français ?

L'étude porte uniquement sur des requêtes américaines. En France, le retrait des fiches gratuites de Google Shopping change aussi la situation de départ. Aucune mesure équivalente n'a été publiée pour ce marché.

Faut-il une stratégie GEO différente pour un e-commerçant et un éditeur de logiciels ?

Les sources citées par AI Mode diffèrent nettement entre ces deux secteurs dans l'étude Findrix. Une agence peut proposer des livrables distincts, à condition de les présenter comme des hypothèses à mesurer.

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Par Setraniaina Andrianajason

Je suis Setraniaina, fondateur de LAPLUME.MG et consultant SEO/GEO indépendant via Red Island SEO, depuis Madagascar. Passionné de nouvelles technologies, d'IA et de marketing digital, je partage sur ExternFlow mes analyses sur l'externalisation, le BPO et le référencement.

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