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Plainte des éditeurs contre Google : AI Overviews et AI Mode devant l’UE

Le 29 octobre 2026, cinq organisations françaises d'éditeurs et d'acteurs du marketing digital ont saisi la Commission européenne contre AI Overviews et AI Mode. Elles reprochent à Google d'exploiter leurs contenus sans leur laisser de contrôle effectif. L'enquête européenne n'a pas d'échéance, alors que les sites peuvent déjà sortir de ces réponses depuis Search Console.

Marteau de juge frappant le logo Google devant un drapeau de l'Union européenne
Par Setraniaina Andrianajason Publié le 2 novembre 2026
9 min de lecture
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Sommaire
  1. Cinq organisations françaises saisissent la Commission européenne
  2. Une plainte versée à l’enquête ouverte en décembre 2025
  3. Plainte des éditeurs contre Google : des baisses décrites sans chiffres
  4. Les réglages dont dispose déjà un site
  5. Mesurer l’effet des réponses IA sur votre site depuis le 22 juillet
  6. Ce que cela change pour vous
    1. Vous éditez un site qui vit de son audience
    2. Vous confiez votre SEO à un prestataire
    3. Vous êtes agence SEO ou de contenu
  7. Une enquête européenne sans échéance connue
  8. Sources et références
  9. FAQ - Questions sur la plainte des éditeurs contre Google

Depuis le 22 juillet 2026, Google affiche en France des réponses rédigées par l’IA. AI Overviews les place en tête des résultats, et AI Mode les regroupe dans un onglet de recherche conversationnel.

La plainte des éditeurs contre Google vise ces deux fonctions. Les plaignants affirment que leurs contenus nourrissent ces réponses sans transparence et que leur audience recule. Ils n’ont publié aucun chiffre. Leur démarche rejoint l’enquête que la Commission européenne conduit depuis décembre 2025, sans date de décision connue.

Pour une entreprise qui finance des contenus ou confie son référencement à une agence, rien ne change à court terme. Plusieurs réglages techniques limitent l’usage de ses pages par Google. La plupart font perdre une partie de la visibilité du site. Activer l’un d’eux se décide sur les chiffres de votre propre site, comparés sur les semaines qui précèdent et qui suivent le 22 juillet.

En bref La plainte du 29 octobre rejoint une enquête ouverte en décembre 2025, sans date de décision. Un site peut sortir des réponses IA depuis Search Console.

Cinq organisations françaises saisissent la Commission européenne

La plainte, déposée le jeudi 29 octobre 2026 et annoncée le lendemain par un communiqué commun, réunit cinq organisations :

  • le CPA, Collectif pour les acteurs du marketing digital, fondé en 2009 par des plateformes d’affiliation ;
  • la FNPS, Fédération nationale de la presse d’information spécialisée ;
  • le Geste, Groupement des éditeurs de contenus et de services en ligne ;
  • le SEPM, Syndicat des éditeurs de la presse magazine ;
  • le Spiil, Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne.

Les signataires présentent leur démarche comme la plus large coalition d’organisations françaises d’éditeurs jamais réunie devant l’autorité européenne de concurrence. Avec le CPA, des acteurs de l’affiliation rejoignent les éditeurs de presse.

Le communiqué reproche à Google un déploiement décidé « unilatéralement, sans concertation aucune ». Il demande à la Commission d’examiner les effets de ces pratiques sur la concurrence et sur la maîtrise des contenus par les éditeurs. Il ne réclame ni rémunération chiffrée ni mesure d’urgence.

Une plainte versée à l’enquête ouverte en décembre 2025

La Commission européenne a ouvert le 9 décembre 2025 une enquête formelle pour abus de position dominante. Elle examine l’usage des contenus des éditeurs dans AI Overviews et AI Mode, ainsi que celui des vidéos YouTube pour entraîner les modèles de Google.

Bruxelles cherche à savoir si Google verse une rémunération appropriée aux éditeurs. Elle s’interroge aussi sur leur capacité à refuser cet usage sans perdre leur accès à la recherche. L’enquête n’a pas de délai légal, et une infraction expose à une amende de 10 % du chiffre d’affaires mondial annuel au plus.

Les cinq organisations veulent contribuer à l’instruction avec des éléments recueillis auprès d’éditeurs français. D’autres plaignants les ont précédées, en Europe comme en France.

Le dossier AI Overviews devant les autorités de concurrence

Date Étape
Mars 2024 L’Autorité de la concurrence inflige 250 millions d’euros d’amende à Google, en partie pour l’usage de contenus de presse par Bard
Été 2025 L’Independent Publishers Alliance saisit la Commission européenne contre AI Overviews
9 décembre 2025 La Commission ouvre une enquête formelle sur l’usage des contenus en ligne par Google
Février 2026 L’European Publishers Council dépose une nouvelle plainte à Bruxelles
22 juillet 2026 Lancement d’AI Overviews et d’AI Mode en France
11 août 2026 L’Alliance de la presse d’information générale saisit l’Autorité de la concurrence
31 août 2026 Le réglage d’exclusion de Search Console est ouvert à tous les sites
29 octobre 2026 Cinq organisations françaises déposent leur plainte auprès de la Commission

D’après les communiqués de la Commission européenne et de l’Autorité de la concurrence, le blog de Google et le communiqué des plaignants.

En 2024, l’Autorité de la concurrence reprochait à Google de n’offrir aucune option de refus pour Bard, devenu Gemini. Pour s’y opposer, un éditeur devait aussi bloquer son affichage dans la recherche. Au niveau national, l’Alliance de la presse d’information générale a préféré une saisine de l’Autorité de la concurrence, le 11 août. Elle vise le respect des engagements pris par Google en 2022.

Plainte des éditeurs contre Google : des baisses décrites sans chiffres

Les plaignants disent dépendre de Google pour leur audience, alors que leurs contenus alimentent des réponses qui peuvent remplacer la visite de leurs sites. Ils dénoncent un usage « sans qu’aucune transparence, ni maîtrise effective ne leur soit donnée ».

Ils ont comparé leurs chiffres avant et après le 22 juillet. Ils ont suivi quatre indicateurs : le trafic, la visibilité, la notoriété de marque et les abonnements.

Le Journal du Net cite des sources proches du dossier. Selon elles, les éditeurs observent des baisses généralisées de trafic, très variables d’un site et d’une page à l’autre. Le taux de clic et la conquête de nouveaux abonnés reculeraient aussi.

Aucun pourcentage n’a été rendu public, et la plainte elle-même n’est pas publiée. Les mesures publiques viennent surtout d’outils tiers, qui ont relevé une baisse du taux de clic après le lancement français. Aucune réaction de Google n’apparaît dans les articles consultés au 2 novembre.

Les réglages dont dispose déjà un site

Quatre réglages agissent sur l’usage des pages par Google, avec une portée très différente d’un réglage à l’autre. Un seul vise directement les réponses IA.

Les réglages qui limitent l’usage des pages par Google

Réglage Réponses IA de la recherche Résultats classiques
Exclusion dans Search Console Site retiré des réponses IA (AI Overviews, AI Mode, Discover) Aucun effet, selon Google
Jeton Google-Extended (robots.txt) Aucun effet sur l’inclusion dans la recherche Aucun effet
Balises nosnippet, max-snippet ou data-nosnippet Moins de texte repris dans les réponses Extraits réduits ou supprimés
Blocage de Googlebot ou balise noindex Pages absentes des réponses Pages absentes des résultats

D’après la documentation Google Search Central et le blog de Google (mise à jour du 31 août 2026).

Testé au Royaume-Uni en juin, le réglage d’exclusion de Search Console est ouvert à tous les sites depuis le 31 août 2026. Google précise qu’il ne sert pas de signal de classement ailleurs dans la recherche. Il s’applique à toute une propriété, sans choix page par page, et agit en 1 à 2 jours. Un site exclu ne reçoit plus ni trafic ni impressions de ces fonctions.

Le jeton Google-Extended n’a pas cet effet. Il encadre l’entraînement des modèles Gemini et l’ancrage des réponses hors de la recherche, sans toucher à l’inclusion dans Google Search.

Mesurer l’effet des réponses IA sur votre site depuis le 22 juillet

La méthode des plaignants s’applique à n’importe quel site. Elle compare une période antérieure au lancement français et une période postérieure, sur les mêmes indicateurs.

  1. Choisir des périodes de même durée avant et après le 22 juillet, puis les mêmes dates de 2025, car l’été modifie l’audience de nombreux secteurs.
  2. Regrouper les pages par type (guides, pages de service, fiches produits) pour voir où se concentre une baisse.
  3. Suivre les impressions dans les réponses IA avec le rapport IA de Search Console, en plus des clics.
  4. Rapporter le trafic aux demandes de devis ou aux ventes, avec un indicateur clé de performance par objectif.

Une baisse de clics peut coexister avec une hausse des impressions dans les réponses IA. Le reporting mensuel présente donc les deux chiffres côte à côte. Cette lecture précède toute décision sur le réglage d’exclusion.

Ce que cela change pour vous

La Commission n’a fixé aucune échéance. Les décisions se prennent donc avec les règles en vigueur aujourd’hui.

Vous éditez un site qui vit de son audience

Le réglage d’exclusion s’applique à toutes les réponses IA de Google en même temps, sans tri par requête ni par page. Il se justifie si vos mesures montrent que ces réponses captent vos visites sans en renvoyer. Conservez une trace datée de la décision et des chiffres qui l’ont motivée.

Vous confiez votre SEO à un prestataire

Le choix d’activer l’exclusion revient au propriétaire du site. Demandez à votre prestataire une mesure avant et après le 22 juillet, puis une recommandation écrite. Dans une externalisation du référencement, vérifiez aussi la propriété des comptes Google confiés à l’agence, Search Console compris.

Vous êtes agence SEO ou de contenu

Vos clients peuvent vous interroger sur le retrait des réponses IA. Répondez avec leurs chiffres et la portée exacte de chaque réglage, sans promettre de retour du trafic si le site sort d’AI Overviews.

Une enquête européenne sans échéance connue

La plainte du 29 octobre apporte des éléments français à une enquête ouverte depuis près de 11 mois. Pour votre site, la décision consiste à mesurer l’effet des réponses IA avant de toucher au réglage d’exclusion. Les cinq contrôles à mener dans Search Console donnent une base de départ.

Sources et références

Cet article s’appuie notamment sur l’article du Journal du Net du 29 octobre 2026 sur la plainte des éditeurs en ligne, l’analyse publiée par Abondance le 30 octobre 2026, le communiqué des cinq organisations publié par la FNPS, le communiqué de la Commission européenne sur l’ouverture de l’enquête visant Google, la décision de l’Autorité de la concurrence de mars 2024 sur les droits voisins, l’annonce de Google sur le réglage d’exclusion des fonctions d’IA générative, la documentation de Google sur le jeton Google-Extended et la documentation de Google sur les fonctions d’IA et les sites Web.

FAQ - Questions sur la plainte des éditeurs contre Google

Qui a déposé la plainte des éditeurs contre Google ?

Le CPA, la FNPS, le Geste, le SEPM et le Spiil l'ont déposée le 29 octobre 2026 auprès de la Commission européenne. Ils se présentent comme la plus large coalition d'organisations françaises d'éditeurs réunie devant cette autorité.

Que reprochent les éditeurs à AI Overviews et AI Mode ?

Ils accusent Google d'utiliser leurs contenus pour produire des réponses qui peuvent remplacer la visite de leurs sites. Ils dénoncent aussi l'absence de transparence et de contrôle sur cet usage. Aucun chiffre de perte d'audience n'a été publié.

Quand la Commission européenne rendra-t-elle sa décision ?

Aucune date n'est fixée, car une enquête pour abus de position dominante n'a pas de délai légal. Celle visant Google date du 9 décembre 2025.

Comment exclure son site des AI Overviews de Google ?

Un réglage de Search Console retire un site des réponses IA de Google, Discover compris. Il est ouvert à tous les sites depuis le 31 août 2026. Le réglage concerne toute la propriété.

Google-Extended suffit-il à sortir des réponses IA de la recherche ?

Google-Extended ne retire pas un site des réponses IA de la recherche. Selon la documentation de Google, ce jeton du fichier robots.txt n'a aucun effet sur l'inclusion dans Google Search et vise l'entraînement des modèles Gemini.

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Par Setraniaina Andrianajason

Je suis Setraniaina, fondateur de LAPLUME.MG et consultant SEO/GEO indépendant via Red Island SEO, depuis Madagascar. Passionné de nouvelles technologies, d'IA et de marketing digital, je partage sur ExternFlow mes analyses sur l'externalisation, le BPO et le référencement.

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